samedi 5 juillet 2014

S comme prénoms et noms en S

Voici la liste pour mon arbre


Pour les prénoms :

1 Sainte
1 Samson
1 Samuel
1 Savary
1 Schmid
3 Scholastique
1 Scolastique
1 Sebastianus
25 Sébastien
5 Sébastienne
2 Seibert
1 Serge
2 Sidonie
17 Simon
2 Simone
1 Simonette
2 Simonne
1 Sohan
1 Sophia
6 Sophie
1 Sucrion
6 Suzanne
1 Sylvain
2 Symon


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Pour les noms :

3 de La SAULCE (VASSAL)
6 POIROT de la SAULCE (VASSAL)
2 SAINT MICHEL
5 SABATIN
1 SAGARD
1 SAILLANT
19 SAINT DIZIER
2 SALE
1 de SALINS
1 SARAZIN
2 SARGIS
5 SATABIN
3 SAUVAGE
3 SAUZER
1 SAVERNE
2 SAYER
2 SCHADE
14 SCHAEDELIN
1 SCHAELFINGER
2 SCHALLER
1 SCHEDELIN
3 SCHENCK
4 SCHNEIDER
1 SCHOQUART
2 SCHWANG
2 SEEBACH
1 SEGARD
2 SEIGNEUR
5 de SERAUCOURT
4 SERQUAND
3 SERRIER
1 de SERRIÈRES
2 SEUFFERT
3 SEVERIN
4 SIBERT
1 SIFFERT
1 SIGART
2 SIMIER
26 SIMON
7 SOLLIER
2 SOMMIER
2 SONNTAG
2 de SOUVIGNY
2 SUAVIN
2 SUËT
1 de SULLY
2 de SURMONT
2 SUTER
1 SYFFERT
5 SYMON

O comme Opus Incertum



Une fois n'est pas coutume, je vais sortir de la Généalogie....Quoique....



Je prépare un examen d'ouvrier paysagiste, les racines sont cette fois vivantes, et c'est l'occasion de réviser le latin avec l'épreuve de reconnaissance des végétaux.


Nous devons apprendre à reconnaître 120 plantes ainsi que leur nom botanique.


Mes 4 années de latin au collège et au lycée n'auront pas été vaines...


Il reste une semaine avant les épreuves, c'est la raison de cette pause dans le Challenge AZ ;)


Nous finissons la formation avec les ouvrages maçonnés comme le dallage, bordures, pavage, les surfaces stabilisées et l'opus incertum...



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Un opus incertum est littéralement un "appareil irrégulier" !

C'est un ouvrage réalisé avec des pierres de dimensions et de formes différentes avec des joints maçonnés ou gazon.

Historiquement, l'opus incertum est couramment employé dans les derniers siècles de la République romaine, parfois associé à une ossature en bois, en remplacement de l'opus craticium, trop fragile.

Au début de l'utilisation du mortier, au iie siècle av. J.-C. et au début du ier siècle av. J.-C., le parement est constitué de petits blocs de tuf de forme pyramidale, enfoncés dans le noyau du mur, et la partie visible présente une forme irrégulière. C'est ce que l'on appelle l'opus reticulatum.

À ne pas confondre avec l'opus insertum ou isodomon, assemblage réglé.


Au jardin, un opus incertum à joints engazonnés sera de niveau horizontal. Il couvrira une surface, une allée et permettra le passage piéton ainsi que la tondeuse mais pas de véhicules.

Voici l'opus réalisé en exercice :


Il reste à semer le gazon.


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Alors, quel rapport avec la généalogie ???..........


Les deux ont une structure logique, linéaire, mesurée, numérotée.

En effet, on ne peut concevoir une recherche généalogique sans organisation, méthodologie, "cases", logique, mathématiques, combinaisons de paramètres, etc...

L'opus en est de même, il nécessite un fond de forme nivelé, mesuré, un lit de sable pierres par pierres, des joints équilibrés, une surface finale à niveau.


Mais à contrario, ses éléments seront irréguliers et les lignes de joints cassées.

La généalogie offre un résultat identique.....
Nos arbres ne sont jamais réguliers dans le sens où nous rencontrons un enfant naturel, orphelin, adoptif qui rendra une branche stérile...où nous avons tous au moins un implexe...où les métiers, les régions, les événements ont changé au fil du temps....


La généalogie de chacun est irrégulière.

C'est cette diversité qui la rend unique, culturellement formatrice et également source de la connaissance de soi.

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dimanche 22 juin 2014

N comme NARRÉ, NARREY, NARRE, NAREZ, Elisabeth...



Nous sommes encore dans les Vosges, à Fraize, en juillet 1650...







Le 16, Jean NARRÉ est père d'une fille qu'il prénommera Elisabeth...

Sa femme est Marie DELAIT, de Plainfaing.







Elisabeth est mon sosa n° 1589 G11...

Elle va se marier à juste 20 ans, le 22 juillet 1670 à Clefcy avec Hydulphe VAUTHIER, futur Doyen de Ban-le-Duc.

Elle décède à Mandray à 69 ans, le 20 septembre 1719.







J'ai pu néanmoins retrouver l'acte de naissance de Jean NAREZ, le 29 décembre 1625 à Fraize :






Lorsque l'on fait une recherche sur Geneanet, on trouve :


  • 66% de NARRÉ de Fraize sur une recherche globale (uniquement le nom NARRÉ)



  • Pour une recherche : France/Lorraine sur le nom NARREY, on trouve plus de 500 résultats, on trouve plus de 90% de Fraize et le reste entre Plainfaing, Clefcy/Ban sur meurthe et Mandray.

  • Pour NARRE sur une recherche France/Lorraine/Vosges : on trouve plus de 200 résultats, dont 95% à Fraize...

Il en résulte qu'il est fortement probable que ce patronyme de NARRÉ (NARREY, NAREZ...) soit issu de Fraize, sa souche originelle...Du moins de la vallée de la Haute-Meurthe.

Nous sommes alors aux abords du XVIème siècle, la société forme ses patronymes depuis peu...rien n'est encore bien fixé et l'orthographe des noms flotte encore...

Lorsque son Fils Anthoine VAUTHIER se marie le 24 février 1721 à Mandray, le patronyme  sera NARÉZ :




 


Comme quoi, tout se transforme, surtout l'inscription d'hommes qui peuvent se tromper, qui subissent les contraintes au jour le jour, qui font leur possible malgré leur niveau d'instruction, qui sont religieux ou laïcs... 

Les paramètres qui entourent une trace dans l'histoire de notre famille sont nombreux et ils contribuent à notre culture personnelle sans forcement devenir des contraintes pour nous à leur tour...





( Sources : AD88 - Delcampe - arbre perso )






samedi 21 juin 2014

M comme Marcaire


Dans les Vosges, le Marcaire est un fermierberger ou ouvrier agricole chargé des vaches, des étables et des fromages.










    • Cette existence, si laborieuse et si monotone, du marcaire vosgien, au début du XVIIIe siècle, était cependant moins pénible que celle de ses émules de certaines régions des Alpes, […].  (Pierre Boyé, Les hautes-chaumes des Vosges : étude de géographie et d'économie historiques, Berger-Levrault, 1903, p.369)


    • Les charretiers devaient donc, en principe, simplement passer dans un délai convenable sur le territoire occupé, ils ne devaient pas s’attarder près des chaumes ni entrer en conversation avec les marcaires alsaciens qui montaient au printemps après la Pentecôte, les troupeaux de la vallée pour les faire paître sur ces herbages généreux.  (Gaby Remy, En cueillant des brimbelles, page 34, 1983, Contes et nouvelles du Pays lorrain)







Mes Marcaires vosgiens sont de Fraize, vallée de la Haute-Meurthe et de Ramonchamp, près du ballon d'Alsace, au bord de la Haute-Saône.



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La première famille, c'est les DIDIERGEORGE, de Fraize. 

Jean Jacques est né le 13 avril 1729, c'est le fils de Joseph (mon sosa n° 768 G10) et de Marie VINCENT, de Fraize aussi.








Il sera Marcaire à Scarupt, un quartier de Fraize, et épousera Marie Anne Reine DUBY le 22 novembre 1757 à Lapoutroie (68), mais restera au pays.








Son fils, Jean Joseph, verra le jour le 8 septembre 1760 à Fraize.








Il sera Marcaire également mais au Rochaché (Rond Chaxel).









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Ma deuxième famille, c'est les PHILIPPE de Ramonchamp...depuis 1600...







André vient au monde le 27 juillet 1700, c'est le fils d'Antoine, un laboureur de Ramonchamp de souche et de Jeanne GROSDEMENGE de Saulxure-sur-Moselotte, mariés deux ans auparavant.....en 1698.



(les témoins du mariage sont de qualité !)


André est mon sosa n° 1876 G11. Il est issu des VALDENAIRE (son aagm est Claudette VALDENAIRE, 1600/1662, fille de Sébastien, Lieutenant du Maire de Ventron vers 1600).


Son épouse, c'est Marie CHOFFEL, d'une vieille famille de Ramonchamp.

La grand-mère de Marie est Mougeotte VALDENAIRE, 1593/1673...soeur de Claudette...

L'aagp de Sébastien VALDENAIRE, leur père, est Hermann V WALDNER von FREUNDSTEIN, Chevalier, Comte, Conseiller de Charles le Téméraire Duc de Bourgogne.

(servit, en 1444, dans l'armée du Dauphin contre les Suisses, acheta le château de Weckenthal et l'offrit en fief à l'évêque de Bâle (1457) fut plus tard conseiller de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne (1469), et son lieutenant en Alsace (1473), et mourut en 1484)



...André et Marie se marient à la fin de l'année 1730 à Ramonchamp.







Le métier d'André apparait sur l'acte de mariage de son fils Jean Nicolas :







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Sans les Marcaires, pas de Munster !





( sources : AD88 - AD54 - Delcampe - arbre perso )



p.s. : Milieu de la rédaction de l'article, tout enflammé, je demande à ma femme : 

"-Au fait, tu sais ce que c'est qu'un Marcaire ?

-oui, me répond-elle, c'est un gros feutre indélébile !"

Comment dire....J'adore ce challenge :)