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Généalogiste Professionnel, Diplôme Universitaire Généalogie et Histoire des familles de Nîmes - mention Bien , Recherches, Coaching généalogique, spécialisé en parcours 1914-1918. Zone géographique Languedoc-Roussillon.

dimanche 31 décembre 2017

Mémoires généalogiques de ma grand-mère : chapitre 2

Rappel du chapitre 1 : ma grand-mère Huguette BAUDINET (1923-2015) a décidé il y a 15 ans de raconter la vie de ses aïeules. Après l'histoire de son arrière grand-mère maternelle Manthélasie, elle nous narre aujourd'hui celle de sa fille : Maria Germaine BOCQUET :


Grand'mère Maria




"Maria Germaine BOCQUET, fille de Morphis Constant BOCQUET et de Marie Nicole Thélasie CORNET, née le 20 octobre 1876 à 11h du soir à Signy-l'Abbaye (08), décédée le 12 décembre 1961 à Warcq.





C'était une belle femme, grande, se tenant droite, des cheveux blancs qui avaient été noirs comme ceux de son père, des yeux bruns qui pâlirent en vieillissant.

Madame SPIRE, chez qui elle allait coudre, lui disait "Avec vos airs de Marquise..."

Après la mort de son père, elle demeure à Montcy-Notre-Dame (anciennement Montcy-les-Linges).
Elle allait à l'école à Charleville, place du Sépulcre (maintenant place de l'Agriculture), chez les Dames du Sépulcre.

Son frère Théophile, boulanger, apportait du pain à Charleville dans une carriole et payait un péage (NDR : octroi) pour passer la Meuse sur le "pont suspendu" construit en 1833 (ce péage fut supprimé en 1890).

Maria refusa de continuer ses études. Elle entra à l'ouvroir pour devenir couturière.

À cette époque, les parents payaient l'apprentissage.

L'apprentie n'avait pas le droit de s'appuyer contre le dos de sa chaise et pour certaines désobéissantes, la patronne plaçait une épingle, pointe en l'air, dans le col montant, sous le menton...

L'apprentie apprenait à coudre mais jamais à couper. La patronne se cachait pour tailler robes et manteaux.

Pour la fête du village, Manthélasie acheta du tissu et obligea Maria à tailler et coudre 2 robes pour elle et sa soeur Marie. Elle réussit ce travail; elle eut même les félicitations de sa mère (événement très rare).

Maria se marie le 1er mai 1897 à Montcy-Notre-Dame avec Alfred Émile HUT, employé à la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est. En 1900, il est garde-frein et gagne 1300 F par an.



Ils s'installèrent à Charleville, rue Daux, puis rue des Marbriers qui s'appellera plus tard rue Irenée Carré.

Le 5 avril 1907, ils achetèrent une petite maison derrière les Entrepôts des Docks Ardennais (anciennement la ferme Perrot).

[Les Prussiens occupèrent Charleville après la guerre de 1870-71 jusqu'en 1873. Ils construisirent de petites maisons de briques (le mur faisait une épaisseur de brique) pour leurs Officiers et en face de celles-ci, des baraquements pour les soldats]




C'est donc une de ces maisons qu'ils achetèrent pour 3725 F.

Alfred dalla la cuisine avec de petits pavés, la pièce principale avec de grandes dalles inégales et creusa une cave.

Pendant ces travaux, il se trompa et but de l'eau de javel ou du grésil à la place d'une lampée de bière, ce qui fut à l'origine de ses maux d'estomac.

Garde-frein, il reçut un coup de tampon en accrochant des wagons.

Peu après, en 1909, il décède d'une perforation d'estomac, il avait 36 ans. (Grand'mère ne m'a jamais parlé de lui en disant "ton grand-père". Elle avait perdu un homme jeune et non un aïeul. Elle me disait "Monsieur HUT")




En plus de son métier, il était représentant en vins et travaillait à l'amélioration de sa maison.

C'est lui qui construisit le mur au fond du jardin qui attenant à la cour des Docks, et c'est Maman qui n'avait pas 11 ans qui l'aidait.
Il n'admettait pas que les enfants jouent et leur trouvait des occupations.

C'était René, le 2ème, qui dès 5 ans cirait les chaussures à l'aide d'un petit banc que son père lui avait confectionné. Il fallait cracher sur la brosse pour étaler le cirage et parfois le gamin pleurait en disant "J' n'ai plus de crache" (dixit Maman).

Alfred était libre-penseur (son père Michel Eugène HUT était franc-maçon, peut-être de la section "La Fraternité"), ses enfants étaient baptisés mais il avait fait son testament pour être enterré civilement. Grand'mère accéda à ses dernières volontés. (ce qui lui valut le mépris de tante Emma, l'épouse de l'oncle Théophile)

Veuve avec 5 enfants, l'aînée 11 ans, le dernier 4 ans, sans profession, des dettes envers sa mère contractées pour l'achat de la maison, elle s'installa couturière.

Au début, couturière à domicile, mais souvent les patrons payaient à l'année, il fallait vivre : Maman, 11 ans et demi, alla travailler dans les caves des Docks, le soir en sortant de l'école.

Elle me racontait que l'oncle René avait vendu ses billes pour acheter à manger...

Alfred avait coopéré à la création des Mutuelles des Chemins de Fer de l'Est, mais il lui manquait quelques mois quand il mourut pour que sa famille reçoive un secours.




La compagnie offrît à Grand'mère de prendre un enfant en charge. Elle conduisit René dans une sorte d'orphelinat (je crois, à Paris) qu'elle alla rechercher une semaine après.

Beaucoup plus tard, pendant la guerre 39-40, l'oncle René fit avoir une pension à Grand'mère comme veuve de cheminot, les temps passés à l'armée comptant depuis peu. "Si seulement j'avais eu cet argent là en 1909" disait-elle.

Ce jour-là, elle me dit : "tu vois, maintenant, je suis riche".

Mais revenons avant la guerre 14-18.

Petit à petit, elle réussit dans son métier de couturière et embaucha même des ouvrières ou des apprenties et envoie Maman apprendre à coudre à l'ouvroir de Monsieur FOURIER (je crois ?).

Grand'mère travailla beaucoup chez elle ou pour Madame JACOB, femme d'industriel.

En 1914, c'est la guerre. Les combats en Belgique font de nombreux blessés (De Gaulle à Dinan). Certains sont soignés à l'école Normale de filles de Charleville, rue J.B. Clement.



Madame JACOB enrôle Grand'mère et Maman pour soigner les blessés.

Puis l'armée allemande avance (En 1870, c'était les Prussiens, l'Allemagne n'existera qu'en 1871, en 1914, on dira les Boches).

Grand'mère et ses 5 enfants partent vers Signy-l'Abbaye mais sont vite rejoints par l'ennemi, d'où retour à la case départ.

Madame JACOB fait nommer Grand'mère intendante du Lion d'Argent (avant guerre grand hôtel restaurant où avaient lieu des banquets réputés, où aura lieu le repas de noces de mes beaux-parents en 1919).




Elle a sous ses ordres des français puis cet hôtel est réquisitionné pour les officiers allemands.

Pendant ce temps, Maman a la charge de ses frères et soeurs. René et Camille sont réquisitionnés comme tous les garçons de 12 à 18 ans par les allemands pour aller travailler dans les cultures. Tous ont faim. L'oncle Théophile, boulanger, apportera du pain qu'il cachait sous des épluchures pour les lapins.

La guerre finit. C'est la délivrance, la joie.

Grand'mère reprend son métier de couturière. Elle a comme clientes : toujours Madame JACOB, puis Madame SPIRE (marchand de bois), Madame LÉON, la sage-femme des HUT, BAUDINET et LARUE.

Je suis l'aînée de ses 13 petits enfants.

J'ai vécu beaucoup chez elle : en sortant de l'école annexe, les jeudis, dimanches, vacances, pendant la guerre, de 1942 à 1944, j'habiterai chez elle.

Dans la famille, les repas des baptêmes, des communions se font dans sa petite maison.

Nous avons tous joué dans son jardin, d'un côté des fleurs, de l'autre le potager, des bordures de désespoirs du peintre, des rosiers, des plantes aromatiques dont la citronnelle, la treille le long du mur de la 2e chambre...

En 1960-1961, elle a une petite attaque, elle ne peut plus coudre, alors elle tricote et peu à peu, deviendra aveugle et me dira un jour : "Tu vois, cela ne vaut plus le coup de vivre".

En décembre 1961, elle tombe malade après avoir mangé une potée et vient chez Maman à Warcq pour y mourir.

Grand'mère avait des idées modernes, elle était d'accord avec moi lorsque j'avais appris à François 5 ans (NDR : mon père) qu'il n'était pas né dans un chou.

Nous l'avions emmenée pique-niquer sous la tente au bord de la Semois, elle avait été enthousiasmée et trouvait qu'elle était née 50 ans trop tôt.

Grand'mère Maria était une femme énergique, droite, essayant toujours d'être meilleure quant à son travail ou son comportement.

Je ne l'ai jamais entendu dire du mal des autres.

Grand'mère Maria était une grande dame.



Communion de mon père : Maria BOCQUET, Jeanne HERBAY, Marie Léa CUIF et Germaine HUT
le 25 mai 1958

mercredi 27 décembre 2017

Mémoires généalogiques de ma grand-mère : chapitre 1

Ma grand-mère paternelle, Huguette BAUDINET (1923-2015), a écrit il y a 15 ans des textes concernant ses ancêtres.

Voici donc le premier volet de ces biographies, qui raconte le parcours de son arrière grand-mère, mon sosa n° 47, Marie Nicole Thélasie CORNET.

Je vous livre le texte brut, sans modifications.




"Ce n'est pas de la littérature, simplement la relation de faits qu'après moi, personne ne pourra transmettre.
Après tante Marie-Thérèse qui vient d'atteindre ses 100 ans, je suis la doyenne des familles BAUDINET-HUT. C'est pourquoi avant de disparaître, je voudrais transmettre (plus ou moins bien) la mémoire des ces deux familles.


Man Thélasie

Marie Nicole Thélasie CORNET, fille de Louis Auguste CORNET et de Jeanne Marie Antoinette CLÉMENT, née le 25 octobre 1843 à Signy-l'Abbaye (08), décédée le 26 mai 1928 au même Signy.




C'était mon arrière grand-mère maternelle que j'appelais Grand'mère Manthélasie.

Je me souviens très bien d'elle. 
Je la revois, assise dans son fauteuil Voltaire près de la cuisinière, chez Grand'mère Maria (NDR : sa fille), à la fin de sa vie, elle venait y passer tous les hivers.

En revenant de l'école, je chantais et dansais autour de la table et elle disait :

"Le petit fou, le petit fou"

Je la revois aussi chantant "Les Dames de la Reine" à un repas de noces, toujours chez Grand'mère Maria (je crois au mariage de tante Blanche en février 1928).

Jeune fille, elle était partie bonne à Paris.

Elle racontait avoir vu au jardin des Tuilleries le Prince Impérial Eugène Louis Napoléon enfant. (Louis, fils de Napoléon III, 1856-1879. Thélasie née en 1843, à Paris vers 1860. Donc elle a pu le voir enfant.







Puis elle revint à Signy et se maria avec Pierre Louis Jules DELVAS le 20 août 1864.

Morphis Constant BOCQUET l'avait demandée en mariage, mais elle le trouvait trop vieux : il avait 34 ans, Jules 26 et elle presque 21...



Jules DELVAS était tourneur en bois comme son père, natif de Buironfosse (Aisne).

Ils auront 3 enfants dont 2 survivront (la tante Ismérie mariée à Paul DUVAL et l'oncle Théophile marié avec Emma DESPAS, veuve ERNOULD).

Jules meurt de tuberculose (le sida de l'époque) le 2 janvier 1871 à 33 ans.



Notre futur arrière grand-père Constant BOCQUET l'avait attendue.

Ils se marièrent 13 mois après, le 24 février 1872 à Signy.


Il était sabotier comme son père et son grand-père et venait lui aussi de Buironfosse.
Il avait les cheveux et la barbe très noirs (invasions espagnoles ?).

Thélasie mettra au monde de nouveau 3 enfants dont 2 survivront : tante Marie mariée à Lucien François, mère de Lucienne PION et grand'mère Maria.

Thélasie devient veuve le 1er mars 1881 : Constant est mort brusquement en allant au jardin. On le retrouva effondré dans sa brouette.



À Signy, on travaillait à la Filature ou dans les métiers du bois : scieur de long, bûcheron, sabotier...

Théophile, né en 1866, fils de Thélasie et Jules DELVAS, travaillait à la Filature.

Il avait 7 ans. Lorsqu'un inspecteur du travail venait, on le cachait dans un grand tiroir...

Plus tard, vers 1886, devenu boulanger, il s'installa à Monty-Notre-Dame, sa mère tenait l'épicerie.

En 1894, le prix de la farine n'étant pas réglementé, ayant fait de mauvais achats, Théophile ou Man Thélasie (je ne sais pas qui était le patron), revoie le mitron et c'est grand'mère Maria qui, adolescente, le remplaça.

Ses enfants mariés, Thélasie retourna vivre dans sa maison à Signy.

Je me souviens d'avoir été avec Man Thélasie puiser de l'eau dans un puits devant sa maison.

Cette maison fut vendue aussitôt après sa mort, j'ai le souvenir de cette vente.

Pendant son séjour à Signy, elle s'est rendue à Paris comme servante ou Dame de compagnie chez une peintre originaire de Signy. Cette Dame a fait son portrait qui était accroché dans la chambre de Grand'mère Maria... Cette peinture a du échouer chez oncle Charles (HUT).

Il paraît que Man Thélasie était une maîtresse femme et avait la réputation "d'être près de ses sous".

Comment en aurait-il été autrement ? Veuve avec 4 enfants et sans grandes ressources..."




mardi 19 septembre 2017

Centenaire de mon Poilu Mort pour la France

Mercredi 19 septembre 1917, Romans-sur-Isère Drôme, hôpital mixte.

Gazé depuis fin février à Moyenmoutier (Vosges), Jules Ernest LAMAZE s'éteint après plus de six mois de souffrances...

vendredi 18 août 2017

mercredi 9 août 2017

dimanche 6 août 2017

jeudi 3 août 2017

Élise et Augustin 4

Depuis le mois d'octobre 1914, rien n'a changé pour Augustin et la 45e batterie du 3e Régiment d'Artillerie Coloniale, basée à Toulon... en attente.


lundi 31 juillet 2017

Élise et Augustin 3


Octobre 1914

La position de la 45e Batterie du 3e Régiment d'Artillerie Coloniale n'a pas bougé depuis début août... Toulon.

vendredi 28 juillet 2017

Élise et Augustin 2


Nous sommes en été 1914, entre l'Aude et l'Hérault, au coeur du Minervois...

Élise et Augustin se fréquentent, s'apprécient.


mardi 25 juillet 2017

L'histoire d'Élise et Augustin

Mercredi 19 juillet 2017, je flâne devant les étals des bouquinistes, quai Vauban à Perpignan.

Après une belle trouvaille de contrats de mariage de 1874 et 1867 et surtout une quittance de 1664 sur parchemin, je demande au vendeur s'il a quelque chose genre cartes postales de 14/18...

mardi 7 mars 2017

Des Poilus dans la famille





Tout part d'une réflexion généalogique naturelle : 

Quels sont mes ancêtres qui ont participé à la Grande Guerre ?

Une notion que l'on retrouve dans une rubrique de Geneanet.


Mes grand-pères étant nés après le conflit, je vais donc chercher à la 4e génération.


Côté maternel, un seul arrière-grand père sur deux : 


  • Charles Marie Alexandre MATHIS, Instituteur, 1884-1968, Sergent au 10e Bataillon de Chasseurs, campagne contre l'Allemagne du 1er au 30 août 1914, blessé au combat de la Chipotte (88), Croix de guerre avec palme, Médaille Militaire.






C'est la seule photo existante de Charles durant son service au 117e Régiment d'Infanterie en 1906.




Mon autre arrière grand-père maternel est né en 1903, trop jeune pour le combat.



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Côté paternel, mes deux arrières grand-pères sont des Poilus :


  • Albert Constant Honoré LARUE, Sous-Directeur au Crédit Lyonnais de Charleville (08), 1890-1952, Maréchal des Logis au 61e Régiment d'Artillerie au début du conflit, lieutenant à titre définitif en 1920. Campagne contre l'Allemagne durant toute la durée de la guerre. Croix de guerre étoile de bronze.



Il revient du conflit sourd d'une oreille, handicap qui freinera sa carrière à la banque.




Albert a refusé de signer la demande pour la Légion d'Honneur.



  • Fernand Albert BAUDINET, Tourneur, 1898-1957, Soldat de 2e classe au 83e Régiment d'Artillerie Lourde incorporé le 17 avril 1917, puis au 13e Régiment d'Artillerie de campagne et au 42e R.A.C. Renvoyé dans ses foyers le 29 mai 1920.


Fernand au 13e R.A.C. entre le 23 mai 1917 et le 19 septembre 1919.

Il est revenu gazé et alcoolique, mais a tenu bon presque 40 ans.





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Passons ensuite à la 5e génération :

Côté maternel, les 2 grand-pères de ma grand-mère n'ont pas fait la guerre, le premier décédé en 1890 et le second avant 1914.

Quant aux 2 grand-pères de mon grand-père (Roger DIDIERGEORGES), ils ont participé :



  • Jean Nicolas Augustin DIDIERGEORGES, Cordonnier Papetier, 1875-1953, Soldat de 2e classe, au 43e Régiment d'Infanterie Territoriale le 2 août 1914, puis au 237e R.I.T. le 2 janvier 1916, puis au dépôt du 237e le 24 novembre, rayé des contrôles et mis en sursis comme Papetier jusqu'au 30 avril 1919.


Jean Nicolas Augustin dit "Pépère Gugusse" à Paris en 1916.




  • Jules Ernest LAMAZE, Papetier, 1879-1917, Soldat de 1ère classe au 43e Régiment d'Infanterie territoriale au 2 août 1914, déclaré malade le 26 février 1917 à Moyenmoutier (88), admis à l'hôpital auxiliaire n° 46 de Romans (26) le 18 avril, évacué le 18 mai à l'hôpital mixte, décédé le 19 septembre 1917, Mort pour la France.

Il était atteint d'une "bronchite persistante des sommets" soit gazé.

Son épouse, Marie Louise KLEM, alsacienne née en 1882, avait pu venir lui rendre visite au cours de l'été 1917, un périple des Vosges à la Drôme, en laissant leurs deux enfants dont mon arrière grand-mère Madeleine.

Je ne possède pas de photo où Jules est identifié formellement.

Suite à l'étude de deux clichés, l'un de famille, l'autre du front en forêt, il semblerait qu'il soit l'homme à la chemise blanche sur la première (mon agm Madeleine est identifiée par la flèche, sa mère Marie Louise par la croix), et l'homme en haut des escaliers à droite sur la seconde :


à Anould en 1909, Jules avait 30 ans



En octobre 1916, vers Nayemont (88), d'où il écrit au dos de la photo :










(Suite à un passage chez un cousin en revenant du Salon/Congrès du Havre 2017, j'ai découvert le visage de Jules. 
Voir ce billet explicatif : 

https://genealecole.blogspot.fr/2017/09/centenaire-de-mon-poilu-mort-pour-la.html )


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Côté paternel, les grand-pères de ma grand-mère n'ont pas fait le conflit, décédés avant.

Pour les grand-pères de mon grand-père, il n'y en a eu qu'un seul : 

  • Pierre Amédée HERBAY, Boucher, 1871-1927, Soldat de 1ère classe, au 45e Régiment d'Infanterie Territoriale le 1er août 1914, renvoyé provisoirement dans ses foyers le 26 août 1914, qu'il n'a jamais atteint puisqu'il a été fait prisonnier civil le même jour.
Rentré en France par évasion le 20 octobre 1918, soit plus de 4 ans de détention...







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Voilà mes 6 pépères Poilus avec des parcours différents mais qui ont tous connu cette putain de guerre...


Mon arrière grand-père Maurice DIDIERGEORGES n'a pas fait la guerre 14/18, il était de la classe 1923.

Voici une photo des conscrits de son village, Anould (88) où il figure assis 2e en partant de la droite.


Il sera prisonnier 4 ans au Stalag IV C au cours du second conflit mondial...


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Sources : 

  • Photos personnelles
  • AD72 - AD08 - AD88 - AD51
  • Mémoire des Hommes